Pages vagabondes
Au fil des lectures, quelques uns de mes grands voyages...
Il est des livres qui, une fois fermés, continuent de vous susurrer leur mélodie. Des personnages qui, par delà les mots, continuent de vous habiter... C'est de ceux-là dont je veux parler
De vous à moi, de moi à vous...
Tu es l'homme du respect, de l'amitié, de l'amour. Sans conditions. Combien de secrets, lourds, vas-tu pouvoir encore porter, Virgile ? Maintenant âgé et malade, tu tiens bon, combien de temps, sur cette terre ingrate, dans cette ambiance sourde... Tu sais, les secrets sont autant de bombes à retardement et le chaos était annoncé. La lumière pourra-t-elle naître de cette tragédie ?
Extrait
"Rien de précieux à perdre. Et désormais, il y a cette femme qui fertilise le granit et grandit les couleurs. La représentation musicale du monde, la sensation de l'entendre, d'en faire enfin partie. Exister ailleurs et autrement que par la terre qu'il cultive. Ensemencer autre chose qu'un champ ingrat. S'émerveiller du jour qui se lève. Passer de la folie au courage sans y perdre son âme."
L'écriture de Franck Bouysse
Une écriture singulière et puissante, poétique. Les phrases sont une riche musique, une musique parfois sinueuse. L'auteur crée des images inédites, des associations originales et réinvente la langue pour pousser les émotions à leur paroxysme. C'est l'écriture des hommes et de leurs folies. Des hommes et de leurs démons. Ou à l'inverse, des hommes et de leurs sagesses.
Dans ce roman, l'écrivain pose le cadre, les personnages, leurs histoires, par touches successives. Et quand tout est posé, tout bascule. Les ficelles de la tragédie sont tirées. Tout était écrit, tout était là. En germe.
Pour voir les autres articles consacrés aux livres de
Franck Bouysse :
-"Né d'aucune femme"
-"Grossir le ciel"
- Par rapport au roman "Plateau", "Les mots retrouvés"