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Vincent van Gogh, LETTRES À SON FRÈRE THÉO, éd. Grasset, 1987
Correspondance, art, peinture, doutes et quête de l'artiste
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Sélection de lettres de Vincent à son frère Théodore, qui est son aîné de quatre ans. La première, ouvrant ce recueil, est écrite en 1873, Vincent a vingt ans. La dernière date de juillet 1890, peu de temps avant son décès le même mois. Ces lettres témoignent de l'amour fusionnel qui unit les deux frères, du soutien sans condition qu'offre Théo à Vincent, à qui il prodigue tout le nécessaire pour peindre, parce qu'il croit sincèrement, en tant que marchand d'art, aux capacités artistiques de Vincent. De son côté, Vincent, dans ses lettres, commente ses œuvres, en explique la genèse, fait des croquis et lui fait parvenir les toiles une fois peintes.
De vous à moi, de moi à vous...
Homme frêle et génie puissant, certes caractériel, tu lis les paysages avec une partition de couleurs, tu traques la lumière à en devenir fou.
Tu ne cesses d'écrire ton travail acharné, ton émerveillement inconditionnel face à la nature. Tu ne cesses d'écrire ton amour indéfectible pour ton frère. Mais voilà le piège, ce frère qui donne tout pour toi, tu aimerais tellement qu'il puisse en être récompensé, mais rien ne vient de ton vivant. Cruelle est ainsi la vie !
Solitaire et incompris, malade et affamé, à travers ces lettres, parfois déchirantes, tu appelles, tu cherches à comprendre, tu cherches à justifier. Mais, comment dire... j'ai une envie de te prendre par la main, de t'accompagner sur un bout de chemin, ton difficile chemin vers la création, et t'expliquer que tu es simplement trop en avance sur ton temps. Il n'y a point de folie en toi mais une extrême lucidité, une soif de connaissance et de culture qui te fait être humble face à ta propre création. Ton art est un combat "frémissant de fièvre et d'émotions" dans lequel tu as jeté ta vie, sans jamais te défaire de tes démons.
Extraits concernant sa quête artistique :
-Lacken, 15 novembre 1878
"(...) Que de beautés dans l'art, à condition de pouvoir retenir ce que l'on a vu. On n'est alors jamais désœuvré ni vraiment solitaire, jamais seul."
-Bruxelles, 1er novembre 1880
"(...) Je vais tâcher à l'école vétérinaire de mettre la main sur les reproductions anatomiques, par exemple du cheval, de la vache et du mouton, et de les dessiner de même que l'anatomie de l'homme. Il y a des lois de proportions, de lumière et d'ombre, de perspective que l'on doit connaître pour pouvoir dessiner, si l'on ne possède pas cette connaissance , cela reste toujours "une lutte stérile" et on ne réussit jamais à "enfanter" ."
-La Haye, 7 janvier 1882
"(...) Voici quelques mots qui m'ont fortement touché et ému dans le Millet de Sensier*, ce sont des paroles de Millet : "L'art c'est un combat - dans l'art il faut y mettre sa peau"."
*(Alfred Sensier qui a écrit une biographie sur Jean-François Millet)
"(...) Tu me disais de devenir peintre, je trouvais cela fort déplacé et que je ne voulais en entendre parler.
Ce qui a fait cesser mon doute, c'est la lecture d'un livre compréhensif sur la perspective, de Cassagne : Le guide de l'A.B.C. du dessin, et le fait que huit jours après j'ai dessiné un intérieur d'une petite cuisine avec poêle, chaise et table et fenêtre, à leur place et sur leurs pieds, tandis que jadis j'attribuais au sortilège ou au hasard le fait qu'un dessin avait de la profondeur et une perspective exacte."
"(...) Je veux faire des dessins qui frappent certaines gens. Sorrow est un petit début, il est possible qu'un petit paysage comme Laan van Meedervoort, les prairies de Rijswijk, le séchoir de limandes, sont aussi un petit début. Au moins contiennent-ils directement quelque chose de mon propre cœur.
Soit dans la figure, soit dans le paysage, je voudrais exprimer quelque chose non pas de sentimentalement mélancolique, mais une profonde douleur.
Somme toute je veux arriver au point que l'on dise de mon œuvre : cet homme sent profondément et cet homme sent délicatement. Malgré ma soi-disant grossièreté, comprends-tu, ou précisément à cause d'elle."
-La Haye, avril 1882
"Je dois te dire que c'est avec un plaisir réel que j'ai fait cette étude. Je dois te dire que la peinture ne me semble pas aussi étrange que tu pourrais le penser. Au contraire, elle m'est très sympathique parce c'est un puissant moyen d'expression.
Et elle permet en même temps de dire des choses délicates, de laisser parler un gris ou un vert tendre au milieu de la rudesse.
Je suis très content d'avoir l'attirail nécessaire , car souvent déjà j'ai dû refréner mon envie."
"Pour te dire la vérité, cela me surprend bien quelque peu, j'avais cru que les premières études ne ressembleraient à rien, mais que plus tard, elles s'amélioreraient. Et je dois à la vérité de dire qu'elles ressemblent à quelque chose et cela m'étonne un peu.
Je crois que cela est dû au fait qu’avant de commencer à peindre, j'ai dessiné et étudié la perspective, le temps qu'il fallait pour pouvoir composer un sujet que je voyais.
Depuis que j'ai acheté mes couleurs et mes ustensiles de peintre, j'ai trimé et travaillé au point d'être complètement épuisé d'avoir peint sept études. Il y en a encore une avec une petite figure, une mère avec un enfant à l'ombre d'un grand arbre, dans une harmonie de tons sur une dune éclairée par le soleil d'été. C'est d'un effet presque italien.
Je n'ai littéralement pas pu me retenir, je n'ai pu m'en abstenir, n'y cesser d'y travailler...
Je voulais simplement te dire ceci, je sens qu'il y a des choses de couleur qui surgissent en moi pendant que je peins, que je ne possédais pas avant, des choses larges et intenses..."
"Dans un certain sens, je suis content de ne pas avoir appris à peindre. Peut-être que j'aurai appris à laisser passer inaperçus des effets de ce genre (...)."
Extraits concernant les interrogations, les regards qu'il porte sur lui-même, parfois à travers l'art :
-Borinage, juillet 1880
"(...) Moi, je suis un homme à passions, capable et sujet à faire des choses plus ou moins insensées, dont il m'arrive de me repentir plus ou moins.
Il m'arrive bien de parler ou d'agir un peu trop vite, lorsqu'il vaudrait mieux attendre avec plus de patience. (...).
Maintenant, cela étant, que faut-il faire, doit-on se considérer comme un homme dangereux et incapable de quoi que ce soit ? Je ne le pense pas. Mais il s'agit de tâcher par tous moyens de tirer de ses passions mêmes un bon parti."
(...) Tu te rappelles peut-être bien, que j'ai bien su ce que c'était que Rembrandt, ou ce que c'était que Millet, ou Jules Dupré, ou Delacroix, ou Millas ou M. Paris ? Bon - maintenant je n'ai plus cet entourage-là, pourtant ce quelque chose qui s'appelle âme, on prétend que cela ne meurt jamais, et que cela vit toujours et cherche toujours et toujours, et toujours encore. (...) Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, ou en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère.
(...) Voilà maintenant que déjà depuis cinq ans peut-être, je ne le sais pas au juste, je suis plus ou moins sans place errant çà et là ; vous dites maintenant, depuis telle et telle époque tu as baissé, tu t'es éteint, tu n'as rien fait. Cela est-il tout à fait vrai ?
Il est vrai que j'ai tantôt gagné ma croûte de pain, tantôt tel ami me l'a donnée par grâce, j'ai vécu comme j'ai pu, tant bien que mal, comme cela allait, il est vrai que j'ai perdu la confiance de plusieurs, il est vrai que mes affaires pécuniaires sont dans un triste état, il est vrai que l'avenir est pas mal sombre, il est vrai que j'aurai pu mieux faire, il vrai que pour gagner tout juste mon pain j'ai perdu du temps, il est vrai que mes études sont elles-mêmes dans un état assez triste et désespérant, et qu'il me manque plus, infiniment plus que je n'ai. Mais cela s'appelle-t-il baisser et cela s'appelle-t-il ne rien faire ?
(...) Ce serait donc un malentendu si tu persistais à croire que, par exemple, maintenant je serais moins chaleureux pour Rembrandt ou Millet ou Delacroix ou qui ou quoi que ce soit, car c'est le contraire, seulement, voyez-vous, il y a plusieurs choses qu'il s'agit de croire ou d'aimer, il y a du Rembrandt dans Shakespeare et du Corrège en Michelet, et du Delacroix dans V. Hugo et puis il y a du Rembrandt dans l'Evangile et de l'Evangile dans Rembrandt (...).
Si maintenant tu peux le pardonner à homme d'approfondir les tableaux, admets aussi que l'amour des livres est aussi sacré que celui de Rembrandt, et même, je pense, que les deux se complètent.
(...) Mon Dieu, comme cela est beau Shakespeare. Qui est mystérieux comme lui ? Sa parole et sa manière de faire équivaut bien tel pinceau frémissant de fièvre et d'émotions. Mais il faut apprendre à lire, comme on doit apprendre à voir et apprendre à vivre.
Donc tu ne dois pas penser que je renie ici ou cela, je suis une espèce de fidèle dans mon infidélité et quoi qu'étant changé, je suis le même et mon tourment n'est autre que ceci : à quoi pourrais-je être bon, ne pourrais-je pas servir et être utile en quelque sorte, comment pourrai-je en savoir plus long et approfondir tel ou tel sujet ? Vois-tu cela me tourment continuellement, et puis on se sent prisonnier dans la gêne, exclu de participer à telle ou telle oeuvre et telles et telles choses nécessaires sont hors de la portée. A cause de cela, on n'est pas sans mélancolie, puis on sent des vides là où pourraient être amitiés et hautes et sérieuses affections, et on sent le terrible découragement ronger à l'énergie morale même, et la fatalité semble pouvoir mettre barrière aux instincts d'affection et une marée de dégoût qui vous monte. Et puis on dit : Jusqu'à quand, mon Dieu ?
(...) Je t'écris un peu au hasard ce qui me vient dans ma plume, j'en serais bien content si en quelques sortes tu pourrais voir en moi autre chose qu'une espèce de fainéant.
(...) Il y a celui qui est fainéant par paresse et lâcheté de caractère, par la bassesse de sa nature, tu peux si tu juges bon me prendre pour un tel.
Puis il y a l'autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d'action, qui ne fait rien parce qu'il est dans l'impossibilité de rien faire, puisqu'il est comme en prison dans quelque chose, parce qu'il n'a pas ce qu'il faudrait pour être productif, parce que la fatalité des circonstances le réduit à ce point ; un tel ne sait pas toujours lui-même ce qu'il pourrait faire, mais il le sent pas instinct ; pourtant je suis bon à quelque chose, je me sens une raison d'être, je sais que je pourrais être un tout autre homme. A quoi pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir, il y a quelque chose au dedans de moi, qu'est-ce que c'est donc ?
C'est un tout autre fainéant, tu peux si tu juges bien me prendre pour un tel.
Un oiseau en cage au printemps sait fortement bien qu'il y a quelque chose à quoi il serait bon, il sent fortement qu'il y a quelque chose à faire, mais il ne peut le faire, qu'est-ce que c'est ? il ne se le rappelle pas bien : puis il a des idées vagues et se dit : "Les autres font leurs nids et font leurs petits et élèvent la couvée", puis il se cogne le crâne contre les barreaux de la cage, et puis la cage reste-là et l'oiseau est fou de douleur.
"Voilà un fainéant" dit un autre oiseau qui passe, celui-là est une espèce de rentier. Pourtant le prisonnier vit et ne meurt pas, rien ne paraît en dehors de ce qui se passe en dedans, il se porte bien, il est plus ou moins gai au rayon de soleil. Mais vient la saison des migrations. Accès de mélancolie - "mais" disent les enfants qui le soignent dans sa cage, "il a pourtant tout ce qui lui faut" mais de regarder au dehors le ciel tout gonflé, chargé d'orage et de sentir la révolte contre la fatalité en dedans de soi ? "Je suis en cage", "je suis en cage, et il ne me manque donc rien, imbéciles." "j'ai tout ce qu'il me faut moi." "Ah de grâce la liberté, être un oiseau comme les autres oiseaux."
Tel homme fainéant ressemble à tel oiseau fainéant.
Et les hommes sont souvent dans l'impossibilité de rien faire, prisonnier dans je ne sais quelle cage horrible, horrible, très horrible.
Il y a aussi, je le sais, la délivrance, la délivrance tardive. Une réputation gâtée à tort ou à raison, la gêne, la fatalité des circonstances, le malheur, cela fait des prisonniers.
On ne saurait toujours dire ce que c'est qui enferme, ce qui mure, ce qui semble enterrer, mais on sent pourtant je ne sais quelles barres, quelles grilles, des murs."
-La Haye, avril 1882
"J'espère bien, frère, que d'ici quelques années, et même maintenant déjà, tu verras petit à petit des choses de ma main qui te donneront quelque satisfaction des sacrifices que tu as consentis."
"J'espère, mon vieux, en travaillant beaucoup, faire un jour quelque chose de bon. Je n'y suis pas encore arrivé, mais je ne lâche pas la proie, je me débats pour l'atteindre, je voudrais réaliser quelque chose de sérieux, quelque chose de frais, où il y ait une âme !
En avant, en avant."
Extraits concernant la description d'un paysage :
-La Haye, avril 1882
"Je me suis occupé hier soir d'un terrain boisé un peu en pente couvert de feuilles de hêtres vermoulues et sèches. Le sol était d'un rouge-brun tantôt plus clair et tantôt plus sombre, à cause, plus encore des ombres portées des arbres qui y jetaient des lignes, tantôt plus faibles, tantôt plus fortes, à moitié effacées. Il s'agissait, et j'ai constaté que c'était fort difficile, d'obtenir la profondeur du coloris, l'énorme force et la fermeté de ce terrain, et pourtant ce n'est qu'en peignant que je me suis rendu seulement compte combien il y avait encore de clarté dans cette obscurité. Il s'agit de conserver la clarté et de conserver en même temps l'ardeur et la profondeur de cette teinte riche.
Car on ne peut imaginer un tapis aussi admirable, que ce brun-rouge profond dans l'ardeur d'un soleil de crépuscule d'automne tempéré par les branches.
De ce sol surgissent de jeunes hêtres qui prennent de la lumière d'un côté, y sont d'un vert étincelant, et le côté ombré de ces troncs est d'un vert noir, chaud et puissant.
Le bonnet blanc d'une femme qui se baisse pour saisir une brindille sèche contraste tout à coup avec le rouge-brun profond du sol. Une jupe prend de la lumière - une ombre portée tombe - une silhouette sombre d'un homme se dresse au-dessus du taillis. Un bonnet blanc, un capuchon, une épaule, un buste de femme se profile contre le ciel. Ces figures, elles sont grandes et pleines de poésie, elles apparaissent dans le crépuscule d'une ombre profonde, comme "d'énormes terres cuites" en formation dans un atelier."
-Amsterdam, septembre-novembre 1883
"Notre entrée dans le village fut tellement belle. Les toits de mousse immenses des maisons, des écuries, des étables, des granges.
Ici les habitations sont très grandes parmi des chênes d'un bronze superbe. Dans la mousse, des tons d'un vert-or, sur le sol, d'un sombre lilas-gris tirant sur le rouge, le bleu, ou le jaune, des tons d'une pureté inexprimable dans le vert des petits champs de blé, des tons noirs sur les troncs humides contrastant avec la pluie d'or des feuilles d'automne, tournoyantes et bruissantes qui, comme des perruques défaites sur lesquelles on aurait soufflé, pendaient aux branches des peupliers, des bouleaux, des tilleuls, des pommiers, à peine attachées et laissant même passer la lumière du ciel.
Un ciel sans aucune tache, lumineux, pas blanc, mais d'un lylas défiant l'analyse, du blanc dans lequel on voit courir, du rouge, du bleu, du jaune, un ciel qui reflète tout et que l'on sent partout au-dessus de soi, qui est vaporeux et s'accorde avec la légère brume d'au-dessous. (...) Je passai près d'une petite église (...) il y avait un berger avec un troupeau de moutons près de la haie. (...) Je vis alors des laboureurs très occupés - une charrette de sable, des bergers, des hommes travaillant à la route, des tombereaux à engrais. Je dessinai dans une petite auberge au bord de la route une petite vieille occupée à son rouet, un petit personnage noir comme sorti d'un conte de fées, - petit personnage noir devant une fenêtre claire, par laquelle on voyait le ciel clair et un sentier à travers le vert exquis des champs et quelques oie qui becquetaient de l'herbe.
Quand ensuite le crépuscule tomba, représente-toi le silence, la paix de cet instant. Représente-toi à cet instant une petite allée de hauts peupliers avec leurs feuilles d'automne, représente-toi un large chemin de boue, entièrement de boue noire avec à droite la bruyère à l'infini, à gauche la bruyère à l'infini, les noires silhouettes triangulaires de quelques chaumières en mottes d'herbe à travers desquelles luit la lumière rouge du feu, -quelques flaques d'une eau jaunâtre et sale qui reflètent le ciel, dans lesquelles pourrissent des troncs de tourbe boue (...). Et parmi cet amas de boue, un personnage hirsute, le berger, une troupe de choses en forme d’œuf, mi-laine, mi-boue qui se bousculent en masse, se pressent, - le troupeau.
Tu le vois arriver - tu restes au milieu - tu te retournes et le suis. Il avance difficilement et de mauvais grè sur le chemin boueux. Mais voilà dans le lointain la ferme, quelques toits de mousse et des toits de paille et de tourbe entre les peupliers.
La bergère aussi est une silhouette presque triangulaire, toute sombre. La porte est large ouverte, derrière, par les interstices des planches, luit encore la clarté du ciel.
Toute la caravane de laine et de boue disparaît en masse dans cette caverne, une fois à l'intérieur, le berger et une femme tenant une lanterne referment la porte hermétiquement.
Le retour du troupeau dans le crépuscule est le final de la symphonie que j'ai entendue hier.
Ce jour se passa comme un rêve, j'ai été tellement plongé toute la journée dans cette musique poignante que j'en avais littéralement oublié le boire et le manger (...). Le jour avait fui et, depuis l'aube jusqu'au crépuscule, ou plutôt de l'une à l'autre nuit, je m'étais perdu dans cette symphonie."
Pour voir d'autres articles sur le blog concernant Van Gogh :
-Art, "Madame Van Gogh" , pièce de théâtre (à venir)