Plaisir du partage !

Curiosité, créativité, envie, plaisir, découverte, partage...
Bienvenue et bon voyage à ceux qui parcourent ces pages !
C. M.

vendredi 17 juillet 2020

Fiction, AMANDA STHERS, "Les promesses"


Pages vagabondes


Au fil des lectures, quelques uns de mes grands voyages...
Il est des livres qui, une fois fermés, continuent de vous susurrer leur mélodie. Des personnages qui, par delà les mots, continuent de vous habiter... C'est de ceux-là dont je veux parler.







Amanda Sthers, LES PROMESSES, éd. GRASSET, 2015
Relations familiales, identité, quête masculine, amours impossibles

Alexandre-Sandro est franco italien. Paumé entre ses deux cultures, paumé entre la figure imposante de son grand-père italien, Nonno, et son père Vittorio parti trop tôt, paumé entre ses plaisirs sexuels fugaces et le grand amour qu'il ne vivra jamais... C'est à côté de sa vie qu'il passe finalement malgré les promesses de félicité qu'il y avait au départ.
Sandro est passionné de livres anciens, c'est pour les autres qu'il recherche de précieux livres aux éditions limitées, lui-même est en quête d'un livre, celui que son père lisait juste avant de mourir.


De vous à moi, de moi à vous...

Orphelin de père trop tôt, ta vie bascule, cette vie si prometteuse devient sinueuse. Erreurs et mauvais choix te dessineront un destin tout autre. Manque de courage, passivité, médiocrité... c'est à côté de l'essentiel que tu passes, le bonheur et l'amour, l'accomplissement de soi.




Extraits :


"Je suis rentré à temps pour sortir mes livres de leurs cartons et les ranger à ma façon. Il est pour moi un signe de grande richesse et de joie d'avoir une bibliothèque qui déborde, des bouquins sur le sol en pile. Comme des Lego, comme des marches qui montent à ce qui nous a bâtis. Les histoires qu'on achète sans les lire comptent aussi dans nos vies. Pourquoi certaines fois gardons-nous dans la poche le chocolat qui nous est offert avec le café en attendant de le déguster alors qu'il arrive que nous nous jetions avidement sur une boîte de friandises ? Je parcours souvent les couvertures usées qui tapissent mes murs. J'écris mes émotions à la fin des romans, ou en bas de page, il arrive même que je dessine, et en retrouvant des gribouillis, c'est aussi une part de moi qui me revient et me fait sourire. Je regarde les romans pas encore ouverts, ils me attendre.  Il faut se sentir prêt. On ne va pas n'importe quand chez la princesse de Clèves ou s'enfoncer dans le désert des Tartares....
J'aime les titres comme on aime une silhouette de femme au loin dans la rue, à sa démarche, ses vêtements, on croit toujours pouvoir deviner son odeur, le son de sa voix. La littérature pourtant m'a moins déçu que les gens".


"Il n'y a pas un pays du livre ancien, une librairie secrète où tout s'entasse comme un autodafé sans allumette. Chaque maison, chaque grenier, chaque cave est potentiellement un cimetière de bouquins, une sorte de purgatoire poussiéreux. Retrouver une édition originale, retrouver son chemin, savoir dans quelles mains un roman est passé. C'est en cherchant des histoires pour les gens que j'ai vécu la mienne. Personne ne veut un livre par hasard. Il n'y a pas de raison meilleure qu'une autre. Impressionner une fille, voir les annotations de la main de l'auteur, comprendre l'émotion de la version originale, le bruit de son papier, enrichir sa collection comme on se goinfre de gâteaux. Quand il m'a fallu dialoguer à l'intérieur, me contredire pour ne pas crever d'ennui, ces longues journées dans des bibliothèques sombres, ou le grenier d'un défunt, à fouiller sans relâche pour mettre la main sur le rêve d'un autre. Dans le pays loin des miens, je fréquente des prostituées. Marcel m'avait convaincu sans peine, là où Nonno avait échoué. Les putes permirent souvent l'exaltation de ma mélancolie. J'aime leur compagnie. Car les putes se ressemblent, elles ont le cœur débarrassé du désir, plus pur que celui des autres femmes. Comme tous les hommes sûrement, j'ai la naïveté de croire qu'elles prennent plaisir à coucher avec moi".


"Devenir un homme, c'est revoir son vol. Comprendre qu'on se trompe en permanence sur ce qu'on s'imagine que sera la vie".



"Le jour de mon septième anniversaire, je m'étais exclamé : "Il m'en a fallu du temps pour avoir sept ans !" Tout le monde avait ri, moi je sais très bien ce que j'avais voulu exprimer. Mon enfance ressemblait à une longue peine sous forme de fuite verticale, chaque centimètre gagné au-dessus du sol me rapprochait du vrai début de ma vie. J'étais provocateur, désobéissant et frondeur comme pour gagner du terrain sur l'ennemi. Je serai un grand-père acariâtre, bougon, hilarant parfois pour qui saura me comprendre. Je me coucherai toujours de bonne heure, les laissant embarrassés de cette maison trop grande où je me plaindrai que le bruit circule et s'amplifie. Et un soir, je croiserai Nonno dans un pantalon blanc, le Nonno de mes dix-sept ans, dans le miroir du vestibule. Cinq ans oui, de pas grand chose pour me transformer en ce que le destin avait prévu pour moi. Nous nous saluâmes. Ce second visage de Nonno sera plus doux sans doute, comme lui mes cheveux auront pris la couleur des ailes d'un ange.  Mon ambition déçue mourra sans laisser de traces. Je serai de ces hommes dociles à la fatalité médiocre de la plupart des êtres. J'admettrai faire partie d'un grand tout. Les vanités qui avaient habité sa vie m'amuseront désormais et je chausserai comme lui des chaussures sur mesure pour aller enfiler des putes qui prétendront si bien m'aimer".



L'écriture d'Amanda Sthers :


Glissée dans la peau d'un homme, l'auteure pense, agit au masculin et est très crédible. Son écriture est agréable, de belles images et tournures. J'ai eu beaucoup de plaisir à cette lecture, à suivre cet anti-héros que, bien des fois, j'ai eu envie de secouer !





Art'Expo, Dalí, Baux de Provence, Carrières de Lumières

C'est exposé !

Au fil de l'année, mes sorties expos...




"Dalí, l'énigme sans fin"
et 
"Gaudí architecte de l'imaginaire"
Juillet 2020, Baux de Provence, Carrières de Lumières




Affiche de l'expo




Première partie
"Dalí, l'énigme sans fin"

Sur les musiques du groupe Pink Floyd :
Shine on you Crazy Diamond, Time, Atom heart mother, Sorrow, If, One of these day, Another brick in the wall, Hey you, The great Gig in the sky, San Tropez.



Création de l'homme, 1954 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres

Nature morte vivante, 1956 - Dalí Museum, Saint-Petersburg, Floride

La Corbeille de pain, 1945 - Dalí Museum, Saint-Petersburg, Floride
et
Corbeille de pain, 1926 - Dalí Museum, Saint-Petersburg, Floride

La Persistance de la mémoire, 1931 - Musée d'Art Moderne, New-York

Pietà (Ascension) 1958 - Collection Pérez Simón, Mexique

Sainte-Hélène à Portlligat, 1956 - Dalí Museum, Saint-Petersburg, Floride
ou
Le Concile œcuménique, 1960 - 
Dalí Museum, Saint-Petersburg, Floride

Ma femme nue regardant son propre corps devenir escalier, 1945 - collection privée

Leda Atomique,1947 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Le Sacrement de la Cène, 1955 - National Gallery of Art, Washington
Le Sacrement de la Cène, 1955 - National Gallery of Art, Washington
Julien de Médicis d'après le tombeau de Julien de Médicis par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 



Julien de Médicis d'après le tombeau de Julien de Médicis par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 
et dans le fond
oeuvre d'après "La Pietà di Palestrina" et le "Christ" par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres

Echo géologique, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 
et dans le fond
"Le Jour" d'après le tombeau de Julien de Médicis par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

La "Nuit" d'après le tombeau de Julien de Médicis et "Apollon" de Michel-Ange, 1981 -
 Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Le guerrier, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une pomme grenade un seconde avant l'éveil, 1944 -
Musée Thyssen Bornemisza, Madrid

Jeune fille à la fenêtre (la sœur de Dalí, Ana Maria), 1925 - Musée Reina Sofia, Madrid

Personnage vu de profil, 1925 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Port Alguer, 1923 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Portrait de ma sœur (Ana Maria), 1925 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Projet "Labyrinthe", 1947 - Théâtre-Musée Dalí, Figueres





Le visage de Mae West, 1935 - Institut d'Art de Chicago, Chicago

Le visage de Mae West, 1935 - Institut d'Art de Chicago, Chicago



Galatéa aux sphères, 1952 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres

D'après "Mercure et Argos" de Velázquez, 1981 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 
et
Moïse d'après le tombeau de Jules II par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Couple aux têtes pleines de nuages, 1937 -
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Trente et Rovereto, Rovereto

Gala nue regardant la mer qui à 18 mètres laisse apparaître le président Lincoln, 1975 -
Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Assumpta Corpusculaire Apis-Lazuline, 1952 - Collection Masaveu, Oviedo

Gala regardant le Christ hypercubique, 1954 -
Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres

Léda Atomique (inachevé), 1947 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres
Léda Atomique, 1947 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres

La Madone de Portlligat, 1950 - Musée d'Art de Fukuoka, Japon
et
La Rose, 1958 - collection privée

Moïse d'après le tombeau de Jules II par Michel-Ange, 1982 -
 Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Julien de Médicis d'après le tombeau de Julien de Médicis par Michel-Ange, 1982 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Têtes des miroirs, 1982 -  Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 
et dans le fond
oeuvre d'après "La Pietà di Palestrina" et le "Christ" par Michel-Ange, 1982 -
Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Adam d'après "Adam" de la chapelle Sixtine par Michel-Ange, 1982 -
Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Crépuscule d'après le tombeau de Laurent de Médicis par Michel-Ange, 1982 -
Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Œuvre stéréoscopique créée en 1979 d'après L'Incendie de Borgo par Raphaël -
 Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Œuvre stéréoscopique créée en 1979 d'après L'Ecole d'Athènes par Raphaël - 
 Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

Projet pour "La Maison du Dr Edwardes", 1945 - Fondation Gala-Salvator Dalí, Figueres 

















Petite vidéo !
Merci Céline...







Deuxième partie

"Gaudí architecte de l'imaginaire"




Parc Güell, 1900 à 1914 - Barcelone

Parc Güell, 1900 à 1914 - Barcelone

Casa Battló, construite entre 1904 et 1909 - Barcelone

Casa Battló, construite entre 1904 et 1909 - Barcelone
Casa Battló, construite entre 1904 et 1909 - Barcelone


La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone

La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone

La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone

La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone


La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone

La Sagrada Família, construction 1882 à... - Barcelone

La Sagrada Familía - orgue

La Sagrada Família - vitrail




De magnifiques images, parties d’œuvres picturales, architecturales et autres qui évoluent, se détachent, se complètent, dialoguent entre elles au rythme des emblématiques musiques du groupe Pink Floyd. 
Entre folie et génie, un joli moment de découvertes et d'immersion dans l'art espagnol.